Le marché Barbès Rochechouart

la marchee 1

Au Marché Barbès Rochechouart, Paris ressemble plus à un village qu’à une grande ville.

Il y a deux rangées principales de stands temporaires. Entre les deux était une grande foule. Ma tante m’a assuré que c’était comme ça seulement parce que la police n’était pas là. L’espace environnant juste au dehors de la station métro était plein de monde—des gens âgés et d’âge mur, des adultes plus jeunes, quelques enfants. Dans les premières quelques secondes j’ai perdu ma tante. Une fois j’ai bousculé une vieille dame. Une autre fois j’ai vu un homme percuter une petite fille. J’étais constamment bousculée. Il y avait à peine de la place pour se tenir debout.
En remarquant mon expression, ma tante rirait. Puis, elle a fait remarquer : « Ceci n’est pas le supermarché. »
Ça c’était certain. J’ai essayé d’imaginer la foule organisé en lignes, les gens attendant patiemment de faire des achats. Cela aurait été une chose vraiment différente et, à bien y réfléchir, bizarre.

Les objets à vendre était divers. Ils ont inclus des robes (10€), des chemises (5€), des sacs à mains, (prix inconnu) et également , raison pour laquelle nous étions là, des légumes et des fruits (prix variés).J’ai laissé ma tante s’occuper d’acheter. Moi, j’ai préféré observer.

Le quartier où le marché se situait était principalement africain.  En tout cas, il y avait beaucoup de magasins africains à deux pas où ma tante pouvait acheter les aliments comme si elle était en Côte d’Ivoire. Au marché, les vendeurs étaient surtout des hommes, relativement jeunes. Je n’ai pas remarqué une seule vendeuse. Selon ma tante, ils étaient réfugiés. Les objets qu’ils vendaient provenaient de dons reçus d’une église ou d'une autre association caritative. (Tout ce qui, si c’est vrai, me semble un commentaire intéressant sur l’efficacité de la charité comme réponse au besoin des populations vulnérables.) Au premier stand que nous avons croisé, un homme nous pressait pour gouter son raisin (que ma tante a par la suite achetés). Ailleurs, un des vendeurs a crié sur moi pour essayer de prendre des photos. Pendant que nous nous déplacions vers l’autre côté, un inconnu m’a arrêté et m'a conseillé de porter mon sac à dos devant moi, à cause des voleurs. (Cela me dérangeait. Je n’étais pas stupide. Si je portais mon sac à dos sur mon dos, c’était un choix....Quand même, j’ai suivi ses conseils.)

Après avoir quitté le marché et la station de métro, on a trouvé la police attendait de vérifier notre billets. La police de métro, quelque chose qui est certainement parisienne.

 

Texte et Photo Megan Wicks, Columbia University