L’architecture : une réflexion de l’état de la société ?

Vendredi après-midi j’ai fait un voyage à travers le temps,  l’espace et même les rangs des classes sociales.

Où étais-je ?

Je suis allée à l’Opéra Garnier pour une visite guidée - et avec un peu d’imagination, dans un immeuble d’une telel grandeur, il n’était pas difficile de m'imaginer dans un autre monde. Au début, en effet, notre guide nous a demandé de nous imaginer comme si nous étions les parisiens les plus riches du XIXe siècle  Nous étions entrés après tout, nous dit-elle, par l’entrée « VIP », qui, à l’époque, était réservée aux gens incroyablement  riches et très importants de la société parisienne. Ainsi notre visite a commencé, avec devant nous un grand escalier, plein de statues complexes et candélabres magnifiques. Je me suis émerveillée de sa magnificence. Cela ressemblait plus à un palais qu' à un opéra - et encore, aussi magnifique que cette architecture soit, à l’époque, selon notre guide, la véritable « scène » à regarder n’aurait pas été l’architecture, mais plutôt nous-mêmes. L’Opéra, avons-nous appris, était le lieu où les aristocrates et les bourgeois venaient pour se montrer, pour se regarder les uns et les autres et pour faire des potins sur les robes et les bijoux des autres spectateurs.

escalier 01 poste 91Après avoir découvert cette entrée « VIP », nous sommes arrivés à l’entrée principale que tout le reste du monde utilisait. Nous avons pu admirer le foyer principal du palais, qui est le type de pièce qui est si magnifiquement décoré, qu’on ne peut que chuchoter "wow" ! L’architecte Garnier, selon notre guide, ne voulait pas que nous nous ennuyions ! Elle l’a dit avec un rire, mais en fait ce petit rire m’a fait réfléchir à l’architecture moderne, qui, de nos jours, est tellement simple, par contraste, souvent immaculée, avec beaucoup d’espace vide (par opposition aux décorations extravagantes).

Qu’est-ce qui a changé ?

decorating-around-low-furniture post 9A mon avis, la technologie semble avoir remplacé l’architecture comme nouveau moyen d’éviter l’ennui. Les gens ont  toujours besoin de quelque chose pour passer le temps. Mais tandis qu'au XIXe siècle, cela a pris la forme d'espaces intérieurs extravagants, de nos jours nous avons nos iPhones. Malheureusement, il me semble que ce changement a également rendu les espaces publics moins sophistiqués si l'on compare avec l'opéra, qui était un lieu de contacts sociaux et d’échanges.
L’architecture minimaliste moderne, est-elle une réponse à la surstimulation posée par la technologie ?

Texte Brooke Robbins, Columbia College - Photos internet