Ecrire le français

Avant d’arriver à Paris ce semestre, j’avais étudié le français pendant 5 ans – mais avec une pause car mes cours de français ont pris fin il y a quatre ans.
Quand j’ai commencé à étudier le français, c’était avec le but d’étudier un jour à Paris. Pourquoi ? D’ou venait cette idée ? Je ne sais pas ! Peut-être du cinéma, comme des gens rêvent de New York, aussi…
Pourtant, au début de semestre et la réalisation de mon rêve, j’avais honte de mon français hésitant. Je pensais que ce serait impossible d’écrire des compositions en français pour mes cours, et j’étais nerveuse en parlant avec ma famille d’accueil.
Et voilà, aujourd’hui, je suis toujours un peu hésitante quand je rencontre de nouvelles personnes, mais il n’y avait aucune catastrophe. L’idée de faire des fautes ne me gène plus, parce que c’est comme cela que l'on apprend.
Surtout, je me suis rendu compte qu’on peut apprendre le vocabulaire nécessaire pour la vie à Paris seulement en ayant le plus grand nombre d’expériences possibles – particulièrement, les expériences de « la vie quotidienne ».
Quand je suis allée au salon de coiffure, j’ai appris que j’ai des cheveux « épais » – un mot de vocabulaire de Academic Writing que j’ai oublié jusqu’à cette expérience réelle.
Quand j’ai discuté du pape avec ma famille d’accueil, j’ai appris que « progressif » est utilisé pour une idée, pendant que « progressiviste » est utilisé pour décrire une personne qui veut changer des choses.
Quand j’ai joué à un jeu de carte au Dernier Bar Avant Le Fin Du Monde, « le premier espace d’expression des cultures de l’imaginaire», j’ai appris la phrase « poignarder dans le dos » - to stab someone in the back ! Dans quelles autres circonstances apprendrais-je des mots comme ça ?

J’encourage tout le monde à rechercher des expériences nouvelles et à tenir une liste de mots favoris, parce qu"il y a une joie d’apprendre des mots pour la première fois qui est assez rare pour nous en anglais.

Je tiens une telle liste, avec des mots comme « une kyrielle », « tartinable », « le pognon », « un banlieusard », et « un hors-la-loi »…

Daniela Lapidous, Columbia College