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Allées et Venues

Blog officiel du Columbia Undergraduate Programs à Paris

  • Un homme et une femme

    1. Un homme et une femme (1966 Claude Lelouch) - Français Un homme et une femme de Claude Lelouch, un grand succès à l'époque, a reçu la Palme d'Or au Festival de Cannes et deux Oscars pour le meilleur film étranger et le meilleur scénario. Il est devenu un film culte d'amour en ne montrant que les deux amants célèbres. Ce qui rend le film si puissant est le cadre petit : on ne quitte jamais les têtes des amants. Leur passé, coloré par l'émotion de l'époque, resurgit harmonieusement dans leur présent. En partie pour économiser, en partie pour styliser, le film change librement entre noir et blanc et couleur. Il raconte l'histoire d'un homme et d'une femme, Anne et Jean-Louis, qui ont chacun un enfant... Continuer à lire →
  • Mouchette

    Mouchette
    1. Mouchette (1967 Robert Bresson) - Français À l'affiche: Georges Méliès à partir du 2 Décembre D’après le roman de Georges Bernanos La Nouvelle Histoire de Mouchette, une nouvelle restauration 4k de Mouchette par Robert Bresson sort dans les salles. Largement considéré comme l'une des meilleures œuvres de Bresson, ce film est parmi les préférés de grands cinéastes comme Andrei Tarkovsky et Jean-Luc Godard. Mouchette est une histoire lugubre, pleine de symbolisme religieux et privé d'excès d'une manière caractéristique de Bresson. L'aspect qui est peut-être le plus manifeste chez Bresson est le minimalisme, surtout par rapport aux performances. Il est connu pour prendre tellement de prises que ses acteurs... Continuer à lire →
  • « Manque d’Apple »

    L’automne vient à Paris comme s’il était un grand nuage qui se déplaçait pendant tous les mois précédents, arrivant peu à peu pour couvrir le ciel. Je sens que le temps est beaucoup moins volatile ici qu’à New York. Ici l’automne arrive avec une chute imprévue des températures. Il suit un été tardif et annonce l’hiver deux mois en avance. Toutes les feuilles tombent des arbres en rouges, jaunes, oranges, et marrons, vague après vague, un couleur une semaine, un autre la prochaine. L’automne à Paris vient avec la pluie, d’abord. Puis toutes les feuilles étaient marrons et par terre. Soudain, il y avait du vent qui me faisait frissonner. Mais tous ces événements n’étaient jamais notables. Un jour, ça arrivait, et plus tard on se rendait compte qu’il était là tout le temps. Sûr, l’automne à... Continuer à lire →
  • Expatrié

    Avant d'arriver à Paris, je n’ai jamais rencontré le mot « expat ». « Expat », « expatriate » en anglais, « expatrié » en français, est défini par Google comme « quelqu’un qui vit dans un pays qui n’est pas le sien ». La définition d’ « Immigrant » est, par contre, quelqu’un qui vit définitivement dans un autre pays. Mais les termes ne sont pas si distingués. Merriam Webster définit le verbe « expatriate » comme l’action de quitter son pays natal pour vivre ailleurs, ou renoncer à son pays natal. Il n’y a pas une mention de durée, mais « quitter » et « renoncer » ont l’air d’actions définitives. Mais toujours avec immigration l’intention de vivre définitivement est soulignée. Donc on se retrouve avec deux mots, un pour quelqu’un qui vit dans un pays étranger, point. Et un autre pour... Continuer à lire →
  • Une histoire de France au fil du récit

    Interview Jean-Michel  Dequeker-Fergon Comment voyez-vous aujourd’hui la place de l’Histoire de France dans la production éditoriale ? L’Histoire de France suscite bien des réticences. La communauté universitaire la tient souvent pour un exercice à la fois difficile et contestable, scientifiquement dépassé, voire idéologiquement suspect. Non sans raison si l’on considère que le grand « roman national » forgé par la IIIe République afin d’enraciner chez les écoliers l’amour du régime et du pays relevait d’une forme de propagande quelque peu obsolète. Reste que si les historiens se méfient de l’Histoire de France, ils n’en finissent pas d’y revenir. Parfois au terme de leur carrière ; parfois dans le cadre de vastes entreprises éditoriales ayant pour ambition de dresser un état des lieux de... Continuer à lire →
  • Paris, chasme de la civilisation

    J'ai quitté vendredi dernier la vitesse de la vie Parisienne pour aller en-dessous. Environ vingt mètres sous Paris se trouvent d'énormes carrières qui comprennent les catacombes. Sept millions de squelettes y sont enterrés. De l’eau dégouline du plafond. Même sous Paris il pleut. Paris est une ville d’artifice. La terre elle-même a été transformée par sa construction. Des milliards de tonnes de pierre ont été enlevés, formés en des bâtiments, tous se ressemblant. Plus de la pierre après que le Baron Haussmann a arraché la ville pour le reconstruire dans son image divine. Il reste trois cent kilomètres des carrières hors des catacombes. Voilà les fosses où Paris s’est purgée d’elle-même pendant cette... Continuer à lire →
  • Le Grand orchestre des animaux

    L'exposition "Le Grand Orchestre des Animaux" à La Fondation Cartier (près de Reid Hall). C'est une visualisation des ondes sonores de la nature. Dans cette photo, c'est l'océan. Photo Danya Hu, Columbia University
  • Le jardin du Luxembourg en automne

    Photo Danya Hu, Columbia University
  • Au revoir Paris

    au revoir paris
    L’aéroport Orly. Comme il est haïssable même si on ne vole pas avec Easyjet. Je fais la queue à Iceland Air pendant 45 minutes. Le vol a un retard de 30 minutes ; heureusement, j’ai une correspondance d’une heure, je ne devrais donc pas avoir peur de la rater. Je ne dois pas, mais je l’ai. Je voulais que mon départ de Paris soit simple ; mais rien n’est jamais aussi simple qu’on le souhaite. Les longues queues ; une interruption de service d’Orlybus ; la RATP qui semble ne jamais avoir d’ascenseur ou d’escalier mécanique uniquement pour les touristes, et moi, je portais mes valises énormes qui, comme la balance à l’aéroport me l’a confirmé, ont chacune un poids supérieur à 20 kilos (mais pas beaucoup plus, car je n’aurais pas pu les apporter à l’avion.) Alors je dis un au revoir étrange... Continuer à lire →
  • In the Valley of Astonishment - Peter Brook

    photo by Pascal Victor/ArtComArt
    Le Théâtre des Bouffes du Nord se trouve entre Barbès et Stalingrad. C’est la rive gauche « propre » : un quartier surtout indien. Des restos et épiceries indiens bordent la Rue de Faubourg Saint Denis entre Gare du Nord et La Chapelle. Le théâtre lui-même est vieux Paris. Il ne semble pas avoir être renouvelé depuis des années. Il est sous le direction de Peter Brook, metteur en scène anglais. Mon père l’admire beaucoup. Brook est tellement connu. Mon papa m’a recommandé de lire un de ses livres trois ans auparavant. Après m’avoir informé de la nouvelle pièce de Brook, il m’a envoyé une copie de son livre par poste. J’achète deux billets. Ce jeudi, Gabby et moi nous asseyons à 21h pour voir The Valley of Astonishment, pièce anglaise écrite par Brook et Marie-Hélène Estienne. Une scène... Continuer à lire →

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