Wilkommen à Strasbourg

Comme je suis étudiante en sociologie urbaine, les cultures et les villes me passionnent. Ayant fait escale plusieurs fois entre l’Allemagne et la France, l’Alsace-Lorraine et sa capitale historique, Strasbourg, m'intéressaient depuis longtemps : je voulais voir comment les influences des deux cultures se mélangent là-bas. Ainsi, j’ai été incroyablement heureuse d’avoir l’occasion d’y aller. 

Strasbourg a plus que satisfait mes attentes. L’aspect culturel (du fait de la proximité avec l’Allemagne) était tout à coup évident, comme les panneaux dans la gare, qui étaient en français et en allemand. De plus, quand je me promenais dans le centre-ville, j’avais l’impression d’être dans un village allemand, avec des petites rues de pierres ovales et des bâtiments à colombages.  

Bien que j’aime voir le mélange des cultures, l’aspect de Strasbourg le plus frappant était son charme. Situé pour la plupart sur la Grand Île (une île entourée par la rivière Ill et le canal du Faux-Rempart), le centre-ville de Strasbourg est beaucoup plus petit et concentré que celui de Paris. Ainsi, il est très facile de se déplacer à pied. Grâce à l’architecture, les nombreux petits ponts et l’abondance de vues sur la rivière, la ville est romantique, on dirait même magique. Ayant été bien préservé, avec des bâtiments qui datent (si je me souviens bien) du Moyen Âge, le quartier de Petite France était en particulier très chouette. La ville me faisait penser que j’étais dans un conte de fée. 

Dans le cours de Practicum II, on a parlé de l’idée de Claude Lévi-Strauss selon laquelle voyager peut comprendre des déplacements jusqu’à trois dimensions : la géographie, le statut social et le temps. En flânant dans les rues de Strasbourg, j’ai réfléchi à ce constat. Je me suis bien sûr déplacée géographiquement de Paris. Je sentais ce changement d’autant plus que Strasbourg a une apparence très différente de celle de Paris. Pourtant je n’ai pas vraiment éprouvé un changement du statut social. Je ne me sentais pas plus riche, ou plus pauvre, à Strasbourg qu’à Paris. A propos de déplacement temporel, l’échelle de la ville et l’architecture médiévale me fait penser que j’étais non seulement dans une époque différente, mais aussi dans un rythme de vie plus détendu. Fascinant culturellement et visuellement, mon voyage à Strasbourg était une pause parfaite dans ma vie à Paris. 

Amanda Ryvkin – Barnard College