Une soirée de jazz

Le 5 rue de la Huchette est un endroit avec beaucoup d’histoire. Il a servi comme lieu de rendez-vous des ordres religieux, une loge franc-maçonnique, un espace utilisé par les groupes politiques pendant la Révolution, et depuis les années 1940, il accueille un club de jazz célèbre, Le Caveau de la Huchette. Pourtant, quand j’y suis allée, je ne savais qu’on pouvait écouter du jazz là-bas.

J’ai trouvé le club sous une grande enseigne lumineuse rouge dans une ruelle touristique dans le Quartier Latin. Après être entrée et avoir payé les frais d’admission (pas trop cher pour les étudiants), j’ai eu des difficultés à trouver exactement où il fallait aller, l’architecture étant un peu dédaléen. Enfin, après avoir descendue plusieurs escaliers étroits et pas très éclairés, je me suis trouvée dans une salle de murs de pierre avec une petite scène. J’avais atteint la salle où les musiciens jouent. C’était là où je me suis rendu compte la raison pour laquelle ils avaient nommé le club comme ils l’avaient fait : l’intérieur du bâtiment ressemble beaucoup à une cave ou à un caveau. Après que la salle est devenue remplie, la présence de beaucoup de monde a rendu l’espace intime, d’une certaine manière, d’autant plus que la salle était bizarrement divisée dans des sections plus petites. 

Cette nuit-là, un Swing Band avec une trompettiste américaine très talentueuse jouait.  (Malheureusement, j’ai oublié le nom du groupe.) Je dois dire que je ne sais pas grand chose sur le jazz, donc je ne peux pas écrire une critique détaillée. Au moins, je peux dire que la musique que j’ai écoutée ce soir-là m’a beaucoup plu. La trompettiste a joué des solos très compliqués avec beaucoup d’agilité. Sa musique a vraiment rempli l’espace, résonnant un peu en raison des murs de pierre. Le batteur était aussi notable, jouant des solos avec des rythmes complexes. Les chansons étaient souvent joyeuses ou romantiques, et les spectateurs ont profité de cette dynamique pour danser devant la scène. Comme il y avait beaucoup de monde, il était difficile de trouver l’espace pour danser, mais cela n’a pas empêché les gens. C’était amusant de voir les danseurs de swing les plus âgés mieux danser que les jeunes qui ne savaient pas du tout comment danser sur ce type de musique.  

Sous les lumières chaudes de cette salle intime, écoutant la musique « live », j’ai eu l’impression de participer à un moment magique. La nuit avait quelque chose de romantique et de nostalgique.  

Amanda Ryvkin – Barnard College