Une prolongation de l'été

Jusqu'à la semaine dernière, mon séjour à Paris semblait comme une grande extension de l’été.

Mes amis aux États-Unis avaient commencé leurs cours il y a un mois, et moi ? Je passais mes jours (sauf huit heures par semaine en cours de la méthodologie française) en faisant les pique-niques au Champ de Mars, en me promenant au Bois de Vincennes, en mangeant de la glace sous le soleil parisien. Mais la semaine dernière, les cours thématiques ont tous commencé (avertissement : je dois avouer que je les aime beaucoup). En même temps, pour la première fois depuis mon arrivée, je devais sortir mon manteau de mon placard.

En ayant trouvé des amis dans le programme qui partageaient mon désespoir vers la fin de l’été, on a concocté un plan pour prolonger l’été un petit peu plus. On a acheté des billets de train pour un week-end à Marseille. Vendredi, on a quitté Reid Hall et on est allé à la Gare de Marne-la-Vallée-Chessy, d’où le voyage en train prendrait trois heures. La brièveté du voyage m’a étonnée : la France est vraiment un petit pays qui est incroyablement facile à traverser par train par rapport aux États-Unis (cette réalisation va faire des ravages sur mon compte bancaire).

La ville de Marseille, la deuxième plus grande ville de la France, après Paris, est la capitale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. On est resté dans un Airbnb dans le Panier, le plus ancien quartier de Marseille, mais on a marché à travers la ville pour voir la Basilique Notre-Dame-de-la-Garde. Notre sortie la plus significative était le samedi, quand on a fait de la randonnée aux Calanques et on y a nagé dans la mer Méditerranée. Les Calanques est  un des plus beaux endroits que j’ai jamais vu et c’était idyllique d’y passer une journée avec un groupe merveilleux de nouveaux amis. Dimanche, on est descendu du train dans le froid d’Ile-de-France, heureux d’avoir eu l’opportunité de prolonger l’été et affirmé que ces quatre mois en France amèneront beaucoup d’expériences aussi sublimes.

large_image1_0.jpg

Texte et photo, Naomi Rafal, Harvard University