Trompe-la-mort

Il y a quelques semaines, j’ai trouvé un concours de la Fondation BNP Paribas par hasard sur Facebook. Je me suis dit, pourquoi ne pas m’inscrire ? Donc, je l’ai fait…et j’ai gagné !  Ainsi, j’ai eu l’occasion de rencontrer la Directrice des costumes de l’Opéra national de Paris, Christine Neumeister, et d’aller à l’avant-première de Trompe-la-Mort, un nouvel opéra par Luca Francesconi à l’Opéra Garnier !  

Pendant la rencontre, la Directrice nous a parlé, à nous gagnants (moi et d’autres jeunes gens), des démarches pour dessiner et fabriquer les costumes et les idées derrière celles de Trompe-la-Mort. Elle nous a aussi montré les dessins et les tissus utilisés. Ayant été entourée par l’opéra dès mon enfance grâce à mon père et ma mère, les deux travaillant dans le monde de l’opéra, cet aperçu du fonctionnement de l’Opéra Garnier m’a beaucoup intéressée. 

Après la rencontre, qui s’est passée en coulisses, on est entrés dans le foyer officiel du bâtiment pour attendre l’heure de la représentation. Juste l’expérience de voir l’intérieur du Palais Garnier, le bâtiment où les opéras de l’Opéra Garnier ont lieu, en valait la peine. Grandiose, élaboré et très orné, le Palais est lui-même un spectacle. 

À propos de l’opéra, l’événement principal, c’était un mélange d’une vieille histoire, de la musique et des visuels modernes. L’intrigue, adaptée d’une partie de la Comédie Humaine d’Honoré de Balzac, il s’agit de l’histoire de Vautrin (autre nom : Trompe-la-Mort), un criminel très intelligent, et de son prodige, Lucien. Le fait que l’histoire vient de Balzac était amusant, pour moi parce que j’ai lu Père Goriot le semestre dernier et donc je reconnaissais les personnages de ce roman dans l’opéra. En termes de la musique, elle manque de mélodies traditionnelles et utilise des effets sonores pas conventionnels. Pour être honnête, elle était un peu trop monotone et atonale à mon goût. Pourtant, c’était les visuels qui étaient l’aspect le plus impressionnant de l’opéra : il y avait de grands tapis roulants, des costumes saisissants et des écrans avec des projections parfois vivides qui émergeaient du sol et du plafond. 

Bref, je suis très heureuse de m’être inscrite à ce concours ! J’ai eu une expérience éducative, artistique, et bien sûr, « opératique » !  Et en plus, tout cela était gratuit. 

Amanda Ryvkin – Barnard College