Paris à travers les yeux d'un autre

Il y a deux semaines, j’ai eu (au moins) une date limite pour une dissertation/un commentaire composé ou un examen pour chaque cours que je suis ce semestre. En total, cela faisait cinq devoirs majeurs en l’espace de sept jours. J’ai très peu quitté ma chambre sauf pour aller aux cours. Je bossais très tôt le matin, je dormais peu. J’ignorais les invitations de mes amis de traîner les soirs. Bref, j’étais un ermite et je n’ai pas beaucoup fait en terme d’explorer la ville lumière pendant cette période.

Heureusement, la fin du tunnel se profilait à l’horizon. Le dimanche, je serais libre. Et cette fin coïncidait avec l’arrivée de mon copain qui me rendrait visite à partir du lundi pour les vacances de Thanksgiving. Au moins, pendant cette semaine brutale, j’ai eu de l’espoir.

Après une semaine sans avoir vu mes amis, j’ai eu la chance de passer toute une semaine avec un de mes amis préférés et, de plus, après une semaine quasiment enfermée,  j’ai eu la chance de retomber amoureuse de Paris. Pour lui, cette semaine était sa première fois à Paris, donc il fallait faire toutes les choses touristiques. On est monté en haut de la Tour Eiffel, on est allé aux Château de Versailles, on a exploré les musées de Louvre, Orsay, l’Orangerie, on a essayé les nourritures françaises essentielles avec un “food tour” du Quartier Latin, et ainsi de suite. Quand il est arrivé, en entendant quelqu’un qui jouait de l’accordéon dans le métro, il m’a fait remarquer que sans doute, cela était devenu banal pour moi, mais pour lui cela était quelque chose de nouveau et de typiquement français. Cette visite m’a permis de voir Paris à travers les yeux d’un autre, de me refamiliariser avec la ville et de me rappeler pourquoi je l’aime.

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Texte Naomi Rafal, Harvard University - Photo internet