Les sorties au cinéma en France

C’était peut-être ma deuxième semaine à Paris quand j’ai décidé d’aller voir un film en français au cinéma. Je n’ai pas fait de la recherche, j’ai simplement acheté un billet pour un film pour lequel j’ai vu beaucoup d’affiches dans le métro. C’était un film appelé Guy qui traite de la vie d’un musicien qui était célèbre dans la dernière moitié du 20eme siècle. Cette semaine très tôt dans le semestre, je ne suis pas arrivé à tout comprendre. J’ai suivi plus un moins les grands thèmes du film, mais je ne comprenais pas beaucoup de mots et parfois des phrases entières et tant pis pour les blagues. Tout le monde dans la salle de cinéma rirait et je serais absolument perdue.

Au milieu du semestre, mes amis et moi sommes allés au cinéma pour voir Blackkklansman, un film américain avec les sous-titres français. J’y suis allée en pensant que ça serait une expérience familière, et c’était plus ou moins familier, mais il y avait des différences importantes entre l’expérience de voir le film en France et de le voir aux États-Unis. Une chose très simple: les sous-titres m’ont un peu aidé avec le vocabulaire française. Aussi, ils me font penser aux manières dont les francophones interprèteraient le film différemment que les anglophones à cause des défauts de traduction. Mais plus profondément, le film se termine par une séquence des extraits des actualités contemporains aux États-Unis, comme le terrorisme à Charlottesville par les suprématistes blancs. En sortant de la salle, mes amis ont remarqué l’embarras que ça amène de regarder cette séquence comme des américains ici dans un pays étranger. C’était surprenant pour moi la pluralité des différences dans l’expérience de regarder même un film Hollywoodien ici.

Finalement, ce soir, près de la fin du semestre, je suis sortie avec quelques amies françaises pour voir un film, cette fois en français encore. On a choisi Un homme pressé, un drame/comédie qui suit l’histoire d’un homme qui souffre d'un AVC. Même si je n’ai pas tout compris, c’était un bon exercice pour voir comment j’ai progressé en français par rapport à mon niveau quand j’ai vu Guy. De plus, cette fois j’étais équipé avec quelques francophones qui pouvait expliquer les blagues moins évidentes pour les étrangers (et il y en avait pas mal, car beaucoup de l’humour était dans les fautes de paroles que fait l’homme pendant sa récupération). Bref, je recommande fortement aux autres étudiants américains en France maintenant et pendant les semestres qui suivent de voir les films au cinéma--en anglais ou en français, on peut s'amuser et apprendre en même temps.
 

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Texte Naomi Rafal, Harvard University - Photo internet