Les premiers jours à Paris

Quand je suis entrée en première année au lycée, il a fallu que je choisisse une langue étrangère pour étudier : le français ou l’espagnol. Ma mère m’a posé la question : où veux-tu étudier à l’étranger ? A Barcelone ou à Paris ? Lors de ce moment, je savais que je voulais étudier le français pour que je puisse étudier à Paris, une ville de l’art, de la nourriture, de la littérature. En bref, je rêvais d’étudier à Paris depuis longtemps. Mes courtes visites à Paris pendant lycée ne faisaient qu’augmenter mon désir d’éprouver ce que c’est de vivre à Paris comme une étudiante, comme un résident, de vraiment connaître la culture et faire partie de la société parisienne. Pourtant, je savais (après tous les rendez-vous de Columbia et Barnard au sujet d’étudier à l’étranger) que ce voyage serait un défi.

Quand mon avion a atterri à Paris à 8h du matin, j’ai vu par la fenêtre une ville presque noire. Tout de suite, je me suis dit que ce voyage aurait des surprises, qui peut-être, me surprendraient. L’obscurité m’a rendue un peu perplexe. (Je suis certaine qu’une partie de cela était due au fait que je venais de voyager pendant six heures et que je n’avais pas dormi). C’était tellement obscur que je me suis demandée : Est-ce que c’était vraiment le matin ? Est-ce que j’étais vraiment à Paris ?  

En fait, je ne sais pas quand je me suis vraiment rendu compte que j’étais à Paris. Néanmoins, au début, cela ne m’a pas apporté l’enthousiasme que j’attendais. La directrice du programme a parlé d’une phase lune de miel. Quoique les excursions avec Reid Hall, l’architecture brillante, la nourriture délicieuse et les étudiants que j’ai rencontrés me plaisent beaucoup, pendant la première semaine, je me sentais déjà un peu bouleversée, seule et nostalgique. Ma solution ?  La chose que tout le monde m’a dite : sortir. C’est pour cela que je suis ici, n’est-ce pas ? Pour vivre à Paris !

Donc, le week-end après la semaine d’orientation, j’ai fait un trajet d’une heure pour aller au Centre Pompidou afin de voir leur bibliothèque et visiter le musée. En arrivant, j’ai vu les queues pour entrer dans le Centre. Elles étaient si longues que j’ai décidé de ne pas essayer d’y entrer. (Avec le recul, ce n’était pas une bonne idée d’aller au musée le dimanche.) Cependant, je ne voulais pas revenir chez moi. J’avais déjà fait le voyage ! Alors, j’ai trouvé un bistro avec le wifi, j’ai pris un café crème et j’ai travaillé là-bas pendant une heure. De plus, je pouvais voir un « jardin » d’où j’étais assise, avec beaucoup de sculptures intéressantes (peut-être c’étaient des fontaines ?) et de l’art de rue. Donc, j’avais eu un petit goût de l’art sans aller au musée ! Est-ce que j’étais déçue de ne pas avoir visité le musée ? Bien sûr. Néanmoins, j’ai passé un après-midi amusant : étudier dans un café en regardant l’art de rue. Ce moment charmant et inattendu m’a rendue heureuse d’être à Paris. J’ai hâte de trouver d’autres moments comme celui-ci.  

En outre, j’étais fière de moi d'être sortie seule et d'avoir profité de la situation. Lors de ce moment, je me suis rendu compte que bien qu’il existe des défis et des aspects inattendus, il faut parfois faire des efforts et insister pour tirer la meilleure partie des moments à Paris. Cela en vaut la peine. Je pense que si je me le rappelle, je vais passer un très bon semestre.

Amanda Ryvkin – Barnard College