Les échanges alimentaires

Quand j’ai commencé à penser à faire un semestre à l’étranger, évidemment en France, les opportunités gastronomiques faisaient une grande partie de la décision. Quand je suis arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle, je me sentais affamée—je suis descendue de l’avion et j’ai vue immédiatement un petit restaurant dédié exclusivement à la brioche. Pour moi, c’était comme quelque chose d’un rêve. Je suis arrivée à l’appartement de ma famille d’accueil où la mère m’a préparée un diner : une salade, une quiche, du fromage et un gâteau. Cela était exactement comme j’avais imaginé les repas français. Après quelques jours, j’ai pris l’habitude d’acheter les pâtisseries presque chaque fois que je voyais une boulangerie/pâtisserie. Cela était vraiment une habitude mauvaise pour ma santé, car la quantité des boulangeries par kilomètre carré est absolument énorme par rapport aux États Unis.

J’ai eu les expériences que j’espérais, mais j’ai aussi quitté ma zone de confort. Mon père d’accueil m’a introduit aux escargots (la sauce les a rendus mangeables !), j’ai mangé des gaufres issues d’un distributeur automatique dans le métro (je n’avais jamais vu cela auparavant), et cetera. Et de plus, je me suis rendue compte que les nourritures typiquement américaines me manquaient plus que je l’aurais imaginé. Oui, il y a des boulangeries artisanales à chaque coin, mais, en venant de Boston je me demandais : où sont les Dunkin Donuts ? Bien sûr j’aime les crêpes, mais les vrais pancakes me manquent. Je n’imaginais pas que nos nourritures qui sont inférieures aux options françaises me manqueraient, mais je me trouve au McDonald près de mon appartement plus souvent que j’aimerais le dire. En fait, je m’y rends beaucoup plus souvent que quand je suis aux États Unis, ça semble un peu familier.

Heureusement, aujourd’hui, McDonald a fait partie d’un vrai échange culturel avec ma famille d’accueil. Ma petite sœur d’accueil a posé la question « quel est ton plat préféré chez McDonald’s » à moi et au garçon Russe qui habite avec ma famille d’accueil cette année aussi. Ils m’ont attaquée verbalement (légèrement, amicalement) quand j’ai remarqué que j’aime mettre les frites dans les McFlurry (apparemment c’est une pratique étrange ici). Mais quand le garçon Russe l’a essayé il a avoué qu’ils avaient tort. Maintenant, je me sens validée, et comme si j’ai quelque chose à contribuer au monde de gout, même si je suis américaine et même si c’est Fast Food.

Texte et photo Naomi Rafal, Harvard University

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