Le romantisme de Versailles

Un trajet de 45 minutes de Paris sur la ligne du RER C, Versailles ne se trouve pas très loin de Paris, mais néanmoins, en entrant dans le château et les jardins, on a vraiment l’impression d’être déplacé. 

Le week-end dernier, ayant un goût pour l’aventure (et aussi une invitation à y aller) je suis allée à Versailles. J’avais passé une journée à Versailles pendant l’été il y a trois ans, et bien qu’il soit très intéressant et que j’adore les jardins, j’avais trouvé que le château était trop bondé. Quand je suis allée à Versailles le week-end dernier, il y avait moins de monde, le château m’a beaucoup plus plu.  

On a fait une visite guidée du château, ce qui a vraiment ajouté à l’expérience. Nous avons eu l’occasion de voir dans les chambres, auxquelles on n’a normalement pas accès et comme notre groupe ne comptait qu’environ huit personnes, nous pouvions vraiment être à l’aise et apprécier les espaces. On a vu les salles des bains, les chambres privées, et notamment l’opéra, qui est un grand bâtiment orné construit pour le mariage de Louis XVI à Marie Antoinette. C’était le mélange de la lumière naturelle, les ombres, les grandes fenêtres élégantes et les draps dans les chambres privées vides qui m’a intriguée le plus. Il y avait quelque chose de poétique, de mystérieux, de romantique dans ce mélange. Qu’est-ce qui s’est passé ici ? Comment serait-il de vivre dans une telle maison ? 

En parcourant les jardins, j’éprouvais le même sentiment. La grandeur des jardins est incroyable et inspire des réflexions. On a l’impression qu’on est dans un autre monde, vaste mais aussi très calme, d’autant plus avec la musique classique jouée dans les jardins pendant le printemps et l’été. Je ne voulais que me balader là-bas, sous le soleil brillant avec le vent doux. Comment était-ce de posséder toute cette étendue ?

En me donnant un aperçu de la vie de la royauté française à travers les espaces conservés, ma visite à Versailles m’a remplie de questions, de curiosité, et de notions romantiques.

Amanda Ryvkin – Barnard College