Devenir pâtissière pour une journée

Il me semble que tout le monde s’intéresse maintenant aux macarons. Ils sont les desserts chics du moment aux États-Unis, les « cupcakes » et le « fro-yo » d’aujourd’hui. Croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, et remplis de ganache magnifique, on peut dire que les macarons sont des petites bouchées du paradis. À New York, je voulais essayer de faire des macarons, mais je ne l’ai jamais fait parce que je pensais qu’il aurait été trop difficile.   

Le 10 février, j’ai enfin eu la chance de réaliser mon désir de devenir une pâtissière, même si c’était juste pour un jour. Grâce au programme culturel de Reid Hall, des autres étudiants et moi, avons visité L’École de Boulangerie et de Pâtisserie, une des trois écoles en France qui ne sont dédiés qu’à la pâtisserie et à la boulangerie.

Pendant notre visite, Élodie, une des formatrices extrêmement sympa et drôle de l’École, nous enseignait comment faire les macarons. Premièrement, elle nous a appris la manière de mélanger la pâte. Mélanger la pâte après qu’elle est sortie du mixeur était ma partie favorite grâce à sa texture très bizarre : cotonneux mais aussi solide. Mais attention ! Il faut mélanger doucement !  J’ai trop travaillé ma pâte et donc, mes biscuits avaient des fissures.  

Puis, nous avons étalé la pâte sur la plaque, parfois essayant de créer des formes différentes, comme des cœurs et des « Mickey Mouses ».  Après avoir cuit nos pâtes dans le four, nous avons placé la ganache au chocolat entre les biscuits, et enfin, nous pouvions goûter les macarons !  Je rigole. En fait, il fallait attendre parce qu’apparemment, les biscuits ne deviennent pas moelleux jusqu’à après, quand ils sont plus froids. Élodie nous a recommandé, en général, de mettre les macarons dans le frigo 30 minutes avant de les manger pour qu’ils aient la texture parfaite.  

L’après-midi à L’École n’était pas seulement une expérience gastronomique. C’était aussi une expérience linguistique, parce que j’avais des difficultés à comprendre ce qu’il fallait faire, faute de vocabulaire, mais aussi j’ai eu l’occasion d’apprendre naturellement des mots pendant la classe à cause des circonstances, ce qui était très cool.

Pourtant, j’étais là pour cuisiner et plus important, pour manger, donc j’étais très heureuse d’avoir l’occasion d’apporter tous les macarons que j’ai faits (presque 30 !) chez moi.  Et maintenant, je sais qu’il n’est pas trop difficile de faire des macarons, donc j’ai hâte d’essayer de les faire pour mes amis (et moi-même) quand je retournerai aux États-Unis !

Amanda Ryvkin – Barnard College