Deux miracles, une semaine

Deux miracles se sont passés cette semaine en France: Paris a vu la neige ET le soleil. Pour quelques jours cette semaine la neige a chuté, recouvrant la ville avec une nouvelle couche de blanc pur chaque matin. La chute de neige était la plus grande que les rues de Paris ont vu depuis 1997, l’année de ma naissance, dont j’ai tiré une sorte de message profond sur mon destin à Paris. Mais surtout je cherche juste une raison pour rester là toujours. Les toits et les trottoirs étaient couverts de neige, conférant une perspective architecturale rafraichissante et sublimaient ainsi les façades haussmanniennes et l’extravagance classique des hôtels particuliers. Alors que la neige était très belle, je dois dire que la maire de Paris a négligé de saler les rues comme cela se fait à New York et Philadelphie, et j’ai glissé et me suis senti humilié plusieurs fois. Mais, c’est la vie.

Et puis, samedi nous a donné le plus beau jour que j’ai vu depuis mon arrivée. J’ai été réveillé par le soleil sur mon visage--pas la lumière faible et diffuse de l’hiver, mais le pouvoir fragile du soleil du printemps. J’ai pratiquement couru sur le côté et pris un vélo au Bois de Boulogne, un parc immense à la frontière ouest de Paris. Le parc est 2.5 fois la taille de Central Park, et il se sent certainement comme ça. Loin du boulevard principal du parc il était très calme, et j’ai vagabondé pour tout l'après-midi. Par hasard Je suis tombé sur l’hippodrome d’Auteuil, où chaque année se déroule le tournoi de Roland-Garros. Je l’avais vu un million de fois à la télé, mais je n'avais pas imaginé le voir. Et c’est ça la vie à Paris. La ville a une façon de vous rappeler de sa richesse culturelle incroyable: vous pourriez marcher le long d’une petite rue et voir la Maison d’Hemingway, ou vous pourriez regarder par une fenêtre de votre salle de classe et voir la Tour Eiffel au loin, ou vous pourriez trouver par hasard l’un des lieux sportifs les plus célèbres dans le monde.

Le soleil a finalement disparu et le jour du seigneur s’est achevé. J’ai regardé le coucher du soleil sur le lac dans le bois, la dernière lumière se reflétant sur l’eau gelée. Le jour était un aperçu de la saison prochaine, pour laquelle Paris est si célèbre. J’ai hâte de voir les parcs remplis de gens pique-niquant et jouant au tennis, des gens aux terrasses des cafés sur le trottoir, les couleurs qui éclatent dans toutes les directions dans les jardins. Printemps va être beau, je peux le sentir jusqu’au plus profond de moi.

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Texte et photo Brendan Taliaferro, U. of Penn