Coincée - Une aventure souterraine

Au début de ce semestre, je me suis rendu compte qu’en essayant de trouver (ou de créer) du bon dans les situations énervantes, je pouvais tirer le meilleur parti de mon expérience à Paris.  Et en effet, souvent les situations qui semblent au début comme des problèmes entraînent des expériences inattendues très sympas. C’était le cas quand j’étais coincée dans le métro.

Je venais de mon TD à Tolbiac et j’allais en train chez moi. C’est un trajet d’une heure et 10 minutes que je fais, malheureusement, deux fois par semaine. Chaque mardi et jeudi, je prends la 14 à la 9 vers Pont de Sèvres. Ce jour-là, entre Gare de Lyon et Châtelet sur la ligne 14, tout d’un coup, le train s’est arrêté. Cela m’est arrivé à Paris beaucoup moins souvent qu’à New York.  Mais toujours, après le jingle de la RATP et une annonce – « Mesdames et messieurs… » -- le train recommence à bouger après quelques minutes. Cette fois, c’était différent.  Apparemment, il y avait eu un « accident » sur la ligne et il a fallu attendre. Il a fallu attendre au total plus d’une heure.

N’ayant pas de projets, sauf mon dîner avec ma famille d’accueil deux heures plus tard, je n’étais pas trop stressée. De plus, j’avais du réseau et donc, je pouvais rester en contact avec le monde dehors. Les personnes â coté desquelles j’ai été assise ont engagé la conversation. J’ai décidé de profiter de la situation et de participer pour pratiquer mon français. Nous nous sommes plaints ensemble, ce qui était très sympa. Encore, en parlant avec mes voisins, ai-je appris un nouveau mot : coincé (ou « stuck » en anglais).

Pendant ce temps, une annonce nous a dit qu’il fallait sortir du train et aller à pied dans les tunnels jusqu’à la prochaine station. D’un côté, cela me semblait vraiment embêtant. De l’autre, qui peut dire qu’il/elle a exploré à pied le passage souterrain du métro ? Donc, le personnel de la RATP nous a aidés à descendre du train et nous avons marché à Châtelet sur les chemins au bord des voies. J’ai eu l’impression d’être dans un film d’action ou dans l’attraction d’Indiana Jones à Disneyland !

Quoique je ne veuille pas me trouver dans la même situation dans le futur, à la fin, l’expérience était intéressante et surtout singulière. Non seulement j’ai eu l’occasion de parler français, mais j’ai appris du vocabulaire et j’ai eu une petite aventure !

Amanda Ryvkin – Barnard College