Reid Hall final reflections

Il a fallu que j’étudie à Paris cette année. Je ne m’imaginais pas passer un semestre entier à étudier en français. J’ai eu la chance de participer à des cours d’une grande école pour mes études en sciences politiques. A Reid Hall, j’ai pu discuter sur des sujets, tels que la négritude, sujet auquel on ne touche pas généralement à la Sorbonne. J’ai pu obtenir une convention de stage de la part de Sciences Po afin de pouvoir assister une députée dans ses devoirs envers le gouvernement et le peuple français. J’ai assisté à des rendez-vous en présence du premier ministre Édouard Philipe, ainsi que d’autres ministres tels que Marlène Schiappa, secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre la discrimination. Je me suis retrouvée dans le même ascenseur que François de Rugy, quelques semaines avant sa démission en tant que Ministre d’État et de la transition écologique et solidaire. Je ne connaissais pas exactement la structure hautement hiérarchique de l’Assemblée nationale. Je ne savais pas que chaque député avait le droit de choisir des sujets en particulier sur lesquels se focaliser. Sophie Panonacle s’est concentrée sur les sujets maritimes, étant même présidente de son groupe d’études « Team Maritime. » Environ chaque semaine, elle choisissait des acteurs différents en fonction des enjeux maritimes sur lesquels elle souhaitait se concentrer pour tenir des discussions fructueuses. De ces enjeux lui est venu l’idée de la Fête de la mer et des littoraux, un projet auquel j’ai eu la chance de participer. Je gérais le site, ainsi que la communication de l’événement. J’ai pu participer au « Mille SNSM, » l’événement national dédié à la collecte de dons pour les sauveteurs en mer. Ce fut un beau stage de fin d’année.

En général, j’ai pu apprendre au fur et à mesure que la vie en général est beaucoup plus régularisée par le gouvernement en France, vu l’institutionnalisation du baccalauréat, la différentiation et particularité des rôles partagés parmi plusieurs ministres, tels que les handicaps, la violence contre les femmes, les jeunes dans la société etc…

Je trouve que cette méthode permet à la France de former une identité collective, un pays unifié. Il est possible que chaque Française et chaque Français partage des moments de son histoire, de son passé avec d’autres Français. Ils vivent une expérience collective que je ne trouve pas autant présente aux États-Unis. Je me suis habituée à pratiquer la langue dans un contexte académique ainsi que professionnel et grâce à cela, je me suis rendue informé de l’environnement politique. J’ai décidé d’assister à une discussion organisée par les Républicains à Paris afin de comprendre leur logique vis-à-vis des explications et des points de vues que j’entendais venu des députés représentants La République en Marche lors des réunions de groupe.

Je garderai ces leçons, ces réalisations  en moi dans mes prochains cours à Columbia, lorsque je travaillerai en groupe, pour une compagnie, etc…

J’ai également eu le droit à l’échec. Le professeur d’un cours de Sciences Po ne m’a pas encouragé à m’améliorer. Il ne m’a pas aidé à comprendre pourquoi j’avais reçu une note si basse alors que j’ai fait preuve de connaissances lors d’un « contrôle de connaissances. »

Il m’est aussi arrivée que je ne dorme pas de la nuit, car je n’étais pas satisfaite avec mon travail.

Il a fallu que, dans l’absence de mes habitudes, j’aie confiance en moi, en ma capacité de m’adapter à un nouvel environnement.

Le résultat - j’ai grandi, ce semestre. C’est simple, mais c’est vrai. Je révèle ce fait, car je ne me considère plus simplement comme une étudiante. Mon semestre ne s’est pas vraiment terminé en Mai. Je vois ma vie comme un processus sans fin – d’une ouverture d’esprit, du développement de mes compétences, et je continuerai dans cette direction, car c’est à Paris que j’ai eu la chance de découvrir ce qui me passionne.  

Judith Teboul - Columbia University